Vol retardé ou annulé : ce que la loi vous doit
Le règlement européen sur les droits des passagers aériens est l'un des plus protecteurs au monde, et juillet 2026 en a vu la plus grande réforme depuis vingt ans. Mieux vaut savoir ce qui vous est dû aujourd'hui et ce qui va changer.
Ce que vous pouvez réclamer dès maintenant
Si vous arrivez à destination avec trois heures de retard ou plus, ou si votre vol est annulé sans préavis suffisant, l'indemnisation dépend de la distance :
- 250 euros pour les vols jusqu'à 1 500 kilomètres.
- 400 euros pour les vols intra-UE de plus de 1 500 kilomètres et pour les autres trajets compris entre 1 500 et 3 500 kilomètres.
- 600 euros au-delà de 3 500 kilomètres.
La compagnie en est dispensée si elle démontre des circonstances extraordinaires, comme une météo sévère ou une fermeture de l'espace aérien. Une panne technique ordinaire n'en fait pas partie.
Le droit à la prise en charge est distinct
Même sans indemnisation, dès que l'attente se prolonge la compagnie doit vous fournir boissons et repas, un moyen de communication et, si le vol bascule au lendemain, hébergement et transport. Ce droit ne dépend pas de la cause du retard.
Ce que change la réforme
Le Parlement européen a adopté la réforme le 7 juillet 2026 et le Conseil l'a validée le 13 juillet. Les seuils de trois heures et les montants restent identiques. Les nouveautés :
- Un effet personnel et un petit bagage à main deviennent gratuits.
- Il est interdit de facturer le placement d'un enfant à côté de l'adulte qui en a la charge.
- Les compagnies ne pourront plus annuler le vol retour ni le surfacturer au seul motif que l'aller n'a pas été effectué.
- Sans réacheminement dans les trois heures, vous pourrez l'organiser vous-même et réclamer jusqu'à 400 % du prix du billet.
- Une protection renforcée pour les passagers à mobilité réduite, avec une indemnisation supplémentaire si l'aéroport manque à son obligation d'assistance.
À partir de quand
Pas encore. Le texte entre en vigueur vingt jours après sa publication au Journal officiel et s'applique douze mois plus tard : les règles actuelles resteront donc en place jusqu'au second semestre 2027 au plus tôt.
Réclamer sans se compliquer la vie
Conservez votre carte d'embarquement et tous vos justificatifs. Demandez au comptoir le motif du retard par écrit. Adressez-vous d'abord à la compagnie puis, sans réponse dans un délai raisonnable, à l'organisme national compétent. Aucun intermédiaire n'est nécessaire pour déposer une réclamation.
Synthèse informative vérifiée en août 2026. Elle ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas le texte officiel du règlement.